Publié en août 2025, « Je voulais vivre » est le quatrième roman d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre. À travers ce quatrième roman, l’écrivaine s’intéresse à Milady de Winter. Ce dernier est l’un des personnages les plus célèbres des Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas. Le livre a connu une importante reconnaissance littéraire puisqu’il a obtenu le prix Renaudot 2025. Mais au-delà de cette récompense, le roman attire surtout l’attention par son idée de départ : donner une voix à Milady et raconter ce que Dumas avait laissé dans l’ombre. Découvrez ici ce chef-d’œuvre d’Adélaïde.
Une histoire consacrée à Milady de Winter
Dans Les Trois Mousquetaires, Milady apparaît comme une femme dangereuse, manipulatrice et prête à tout pour parvenir à ses fins. Mais ce n’est pas cet aspect qui a suscité la réflexion d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre. L’écrivaine choisit de regarder le personnage autrement dans son roman.
L’ouvrage commence avec une fillette de six ans appelée Anne. Durant une nuit glaciale, elle trouva hospitalité chez le père Lamandre. Vingt ans plus tard, cette enfant est devenue Lady Clarick, une femme riche et influente qui fréquente les puissants. Elle deviendra ensuite la Milady que les lecteurs de Dumas connaissent.
L’autrice imagine ainsi le parcours qui mène Anne jusqu’au personnage de Milady. Elle s’intéresse à la femme derrière la légende, plutôt qu’à la seule antagoniste des Trois Mousquetaires.
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Une enfance au cœur du récit
L’enfance d’Anne occupe une place essentielle dans le roman. Le lecteur découvre une petite fille abandonnée, vulnérable et mystérieuse, dont le destin va progressivement changer. L’enfance difficile permet à l’autrice de construire une autre explication du personnage de Milady.
Au lieu de présenter immédiatement une femme manipulatrice, le récit revient sur les événements et les blessures qui ont façonné son caractère. Le parcours d’Anne devient ainsi une histoire de survie. Elle apprend à évoluer dans un monde où les rapports de pouvoir peuvent être particulièrement violents.
Une femme face au pouvoir des hommes
Le roman propose également une réflexion sur la liberté des femmes dans une société dominée par les hommes. Milady cherche à préserver son indépendance dans un univers où sa condition limite fortement ses choix.
Adélaïde de Clermont-Tonnerre présente ainsi son héroïne comme une femme qui lutte pour sa survie. Elle ne cherche pas nécessairement à rendre ses actes acceptables. Elle souhaite plutôt montrer ce qui peut se trouver derrière les décisions d’une femme condamnée par l’histoire littéraire.
Le lien avec Les Trois Mousquetaires
Je voulais vivre n’est pas une simple nouvelle version des Trois Mousquetaires. Le roman s’appuie sur les éléments laissés par Alexandre Dumas pour développer une histoire beaucoup plus vaste autour de Milady.
Le lecteur retrouve donc un personnage déjà connu, mais découvre aussi son passé, ses motivations et certaines zones restées mystérieuses dans le roman original.
Cette démarche permet à Adélaïde de Clermont-Tonnerre de dialoguer avec l’œuvre de Dumas sans simplement la reproduire. Elle imagine ce qui pouvait se passer avant et autour des événements connus.
Milady, entre victime et criminelle
L’un des intérêts du roman réside dans la complexité de son personnage principal. L’autrice ne présente pas Milady comme une héroïne parfaitement innocente. Elle reste une femme capable de violence et de manipulation. Cependant, le lecteur découvre aussi une personnalité marquée par les épreuves, la peur et le désir de rester libre.
Cette ambivalence évite de transformer le roman en simple plaidoyer. Milady peut susciter de l’empathie sans que tous ses actes deviennent acceptables. Le livre invite surtout le lecteur à s’interroger sur la manière dont une histoire peut changer lorsqu’on donne la parole à celui ou celle qui était auparavant présenté comme le méchant.
Un roman entre aventure et fiction historique
Adélaïde de Clermont-Tonnerre conserve une dimension très romanesque. Je voulais vivre mêle aventure, histoire, amour, pouvoir et vengeance. Le roman se déroule dans l’univers historique des Trois Mousquetaires et reprend certains codes du roman de cape et d’épée.
L’autrice ne cherche toutefois pas à écrire une simple imitation de Dumas. Elle utilise plutôt cet univers pour raconter une nouvelle histoire. Une approche qui explique notamment pourquoi certaines critiques ont souligné le rythme et le caractère très romanesque du livre.
Un titre qui prend tout son sens
Le titre Je voulais vivre peut sembler simple au premier abord. Pourtant, il résume une grande partie du projet du roman. Adélaïde de Clermont-Tonnerre explique avoir voulu montrer l’élan vital de Milady, plutôt que de la réduire à son rôle d’antagoniste.
Dans un entretien publié en 2026, elle explique également que ce titre traduit son désir de montrer une femme qui aspire au bonheur et à la liberté. Le titre prend donc une dimension particulière lorsque l’on découvre le parcours du personnage. Il ne présente pas Milady comme une victime passive. Il insiste plutôt sur son désir de vivre selon ses propres choix.
Un roman récompensé par le prix Renaudot
Le succès du livre a été confirmé par l’obtention du prix Renaudot 2025. Le jury a récompensé Adélaïde de Clermont-Tonnerre le 4 novembre 2025 pour Je voulais vivre. Ce prix constitue une étape importante dans le parcours de l’écrivaine. Elle intervient après le Grand Prix du roman de l’Académie française obtenu en 2016 pour Le Dernier des nôtres. Le roman a également reçu d’autres distinctions, notamment le Prix du Roman historique et le Prix de la Forêt des Livres, selon les informations publiées par Hachette.
Les informations essentielles sur le livre
| Élément | Information |
| Titre | Je voulais vivre |
| Autrice | Adélaïde de Clermont-Tonnerre |
| Éditeur | Grasset |
| Parution | 20 août 2025 |
| Genre | Roman |
| Nombre de pages | 480 pages |
| Personnage central | Milady de Winter |
| Prix Renaudot | 2025 |
| ISBN papier | 9 782 246 831 662 |
Ces informations correspondent aux données bibliographiques publiées par Grasset et Hachette.
Pourquoi lire Je voulais vivre ?
Vous pouvez apprécier ce roman si vous aimez les grandes aventures historiques et les personnages complexes. Il peut également vous intéresser si vous connaissez déjà Les Trois Mousquetaires et souhaitez découvrir une autre perspective sur Milady.
Le livre présente surtout un intérêt particulier pour les lecteurs qui aiment les personnages secondaires ou antagonistes auxquels un auteur contemporain donne une nouvelle profondeur.
Vous pouvez aussi le lire sans avoir une connaissance approfondie de l’œuvre de Dumas. Le roman raconte le parcours de Milady de manière suffisamment développée pour fonctionner comme une histoire à part entière.
Un regard différent sur une figure de Dumas
Avec Je voulais vivre, Adélaïde de Clermont-Tonnerre ne cherche pas seulement à raconter une nouvelle aventure autour de Milady. Elle pose une question plus large : que devient un personnage lorsque l’on change son point de vue ?
Dumas avait fait de Milady une figure dangereuse de son récit. Clermont-Tonnerre choisit de s’intéresser à son histoire personnelle et à ce qui pouvait expliquer ses choix. Le résultat est donc un roman de réinterprétation. Il reprend une figure connue de la littérature française pour lui donner une voix, un passé et une nouvelle place dans son propre récit.
En somme, Je voulais vivre est un roman consacré à Milady de Winter, l’antagoniste emblématique des Trois Mousquetaires. Adélaïde de Clermont-Tonnerre imagine son parcours depuis son enfance jusqu’à la femme que Dumas a rendue célèbre. Le livre mêle aventure, histoire, amour, violence et réflexion sur la liberté. Il propose surtout de regarder Milady autrement, sans effacer complètement la part sombre du personnage.
FAQ
Qui est Milady de Winter dans Je voulais vivre ?
La Milady de ce roman est une réinterprétation du personnage créé par Alexandre Dumas. L’autrice imagine son histoire personnelle et son parcours avant les événements des Trois Mousquetaires.
Faut-il avoir lu Les Trois Mousquetaires avant Je voulais vivre ?
Non. Vous pouvez découvrir le roman indépendamment. Toutefois, connaître l’œuvre de Dumas peut vous permettre de mieux apprécier les références au personnage de Milady.
Combien de temps faut-il pour lire Je voulais vivre ?
La durée dépend de votre rythme de lecture. Avec environ 480 pages, le roman représente une lecture assez conséquente.
Quel est le genre littéraire de Je voulais vivre ?
Il s’agit principalement d’un roman historique et d’aventure, avec des éléments liés à l’amour, au pouvoir et au destin des personnages.
Où acheter Je voulais vivre ?
Vous pouvez trouver le livre auprès des librairies physiques et des principales plateformes de vente de livres. Les formats disponibles peuvent varier selon les distributeurs.
Le roman raconte-t-il exactement l’histoire de Milady selon Dumas ?
Non. Adélaïde de Clermont-Tonnerre propose sa propre interprétation du personnage. Elle développe notamment des éléments que le roman de Dumas ne racontait pas.
À qui s’adresse Je voulais vivre ?
Le livre peut particulièrement intéresser les lecteurs qui apprécient les romans historiques, les récits d’aventures et les réinterprétations de personnages issus de la littérature classique.
